Les objectifs
 Entrées
aux frontières en 2010 :
10 000 000

Touristes internationaux hébergés en hôtels classés
:
7 000 000

Cambres construites sur la période 2000 - 2010
portant la capacité à
115 000 chambres (230 000 lits) :
80 000

Nouvelles stations balnéaires pour une offre balnéaire
de 160 000 lits contre
30 000 en 2000 :
7

Investissements sur la période 2000 - 2010 dans
le seul secteur hôtelier :
30 Milliards DH

Recettes en devises générées par le tourisme sur
la période 2000 - 2010 :
480 Milliards DH

Emploi nouveaux crées, soit 1 200 000 emplois
au total et 6 000 000 marocains bénéficiant
directement ou indirectement des retombées
du secteur :
600 000

Taux de croissance annuel moyen du PIB sur
la période 2000 - 2010 :
8,5 %

Contribution du tourisme au PIB national en 2010
:
20 %

PIB par tête, soit un doublement sur la période
2000 - 2010 :
26 000 DH
Les atouts
Les atouts naturels du Royaume
Le Royaume dispose d´atouts naturels
divers et variés, que tous ses concurrents
directs en matière de tourisme (Costa Del
Sol, Iles Canaries, Tunisie, Egypte, Israël,
Turquie et Grèce) ne peuvent imaginer réunir
simultanément.
La proximité
du premier marché émetteur, l´Europe
Le Maroc se situe à 3
heures d´avion des principales capitales européennes
: plus proche que la Turquie, l´Egypte, Israël
ou les Iles Canaries, mais plus loin que la Costa
Del Sol ou la Tunisie, et ce, en l´absence d´une
station accessible sur la côte méditerranéenne.
Cet avantage constitue un atout indéniable,
eu égard à l´importance du coût
du transport, dans le prix global.
Des sites balnéaires
exceptionnels sur la côte Atlantique
Le Maroc est le seul des pays
directement concurrents à disposer, au
Sud d´Agadir sur la côte Atlantique, de
plusieurs milliers de kilomètres de plages
de sable ensoleillées, toutes sites d´exception
où se confondent le désert et la
mer.
Ni les Iles Canaries voisines,
ni la Costa Del Sol avec ses plages médiocres,
ni la Turquie avec ses criques de galets, ni même
la Tunisie, ne peuvent prétendre offrir
un produit naturel aussi exceptionnel. Seule L´Egypte
avec le Sinaï et la Mer Rouge, offre une
qualité comparable, mais à 6 heures
de vol de Paris.
La latitude des plages au Sud
d´Agadir constitue de même un avantage comparatif
par rapport à l´Espagne, la Turquie, la
Grèce et la Tunisie, en offrant un ensoleillement
optimal tout au long de l´année.
Dans la perspective d´une nouvelle
politique de développement touristique,
le Royaume dispose là d´un potentiel considérable
et d´un véritable atout compétitif,
avec le privilège d´être en mesure
d´offrir un produit unique aux vacanciers européens
tout au long de l´année.

La diversité
géographique
La diversité géographique
du Maroc constitue un troisième atout concurrentiel.
Le Royaume peut en effet offrir une variété
très large de tourisme et couvrir ainsi
tous les segments porteurs de la demande européenne
: le classique tourisme culturel d´hiver (villes
impériales et histoire millénaire-,
un tourisme balnéaire rénové
au Sud, enrichi par l´aventure du désert
ou le charme d´un arrière pays spécifique
(Essaouira), un tourisme de montagne au cœur
de l´Atlas (Trekking), un tourisme de santé,
un tourisme golfique… tout ceci agrémenté
par une gastronomie mondialement réputée.
Toutes ces formes de tourisme,
très demandées par les consommateurs
européens coexistent au Maroc dans un rayon
de 500 Km. Ainsi, le Royaume dispose d´énormes
potentialités touristiques non valorisées,
en sorte que ses faiblesses intrinsèques
constituent un obstacle à un développement
soutenu de cette activité.
Les stratégies
Cette « stratégie
gagnante » s´articulerait autour des 4 axes
majeurs suivants :
- Rétablir la compétitivité
du Produit Maroc (dynamique commerciale).
- Rétablir, la rentabilité de l´investissement
touristique au Maroc (dynamique industrielle).
- Orienter l´épargne vers le secteur du
tourisme (dynamique financièr).
- Instituer une Haute Autorité du tourisme
(dynamique politique).
1-
Restructuration du dispositif de promotion
Il s´agit en premier lieu de
recentrer les activités de l´Office National
Marocain du Tourisme (ONMT- sur la promotion de
l´image du Maroc à l´étranger, en
le déchargeant de la collecte de la Taxe
de Promotion Touristique (TPT-, de la gestion
du patrimoine hôtelier de l´Etat et de la
formation du personnel hôtelier. Les effectifs
affectés à ces trois tâches
devront être redéployés dans
la fonction publique (Direction des Impôts,
Ministère du Secteur Public, OFPPT-.
Il s´agit en second lieu d´associer les professionnels
du secteur à la conception et à
la gestion de la politique de promotion touristique
en transformant l´ONMT en un Groupement d´Intérêt
Economique (GIE) sans but lucratif, à parité
public/privé et dénommé «
Maison Maroc ».
En troisième lieu, il s´agit de créer
un fonds de promotion géré par la
« Maison Maroc » et alimenté
par la taxe de promotion touristique et le budget
de l´Etat dans des proportions à définir.
Un certain nombre d´autres organismes ou institutions
devront participer au financement du fonds (compagnies
de transport, ONDA, …-.
Il s´agit en dernier lieu de déléguer
aux Groupements Régionaux d´Intérêt
Touristiques, une responsabilité active
dans la mise en œuvre de politiques de promotion
spécifiques aux régions, une part
à définir des ressources du Fonds
de Promotion leur étant affectée.

2- Création
d´un fonds de mise à niveau
Cette mesure apparaît comme
la plus urgente, étant donné le
niveau de saturation atteint par le parc hôtelier
existant, au terme de l´année 1999. Les
prévisions pour la saison 1999/2000 ne
sont pas de ce point de vue réjouissantes.
Or, la construction de nouvelles capacités
exigera au minimum dix huit à vingt quatre
mois, sans qu´il soit envisageable d´en disposer
avant le début de l´année 2002,
et ce dans le meilleur des cas.
Il est proposé que l´Etat prenne l´initiative
de créer un fonds de mise à niveau,
doté de 500 millions de dirhams, les organismes
internationaux, à travers des programmes
particuliers de financement, type MEDA, pouvant
être invités à verser une
participation de 250 millions de dirhams.
Ce fonds devra être géré conjointement
par les Ministères du tourisme et des Finances,
le Ministère du tourisme, et en particulier
la Direction des Entreprises touristiques qui
supervise le classement, devant impérativement
apporter son avis préalable et motivé
sur les programmes de mise à niveau soumis
par les professionnels.
3- La création
d´un « Observatoire de la compétitivité
et des coûts » (OCC).
Il paraît extrêmement nécessaire,
afin de sécuriser la distribution du crédit
par les banques, que des rapports périodiques
sur la compétitivité de la destination
Maroc, les coûts de construction, les standards
de performance, etc… soient fréquemment
publiés et accessibles.
La création d´un "observatoire de
la compétitivité et des coûts",
constitue à cet égard une impérieuse
nécessité pour permettre un suivi
et un pilotage fin de la nouvelle politique de
développement touristique.
4- Instituer une Haute Autorité
du tourisme (dynamique politique).
Les orientations stratégiques
recommandées au terme des trois parties
précédentes peuvent constituer le
socle d´une nouvelle politique de développement
pour le tourisme national. Elles permettront sans
nul doute, si elles sont mises en œuvre correctement
et avec méthode, d´assurer la triple dynamique
commerciale, industrielle et financière
nécessaire pour parvenir à des résultats
exceptionnels en l´espace d´une décennie.
La problématique de la méthode est
en dernière analyse ainsi posée
: la mise en œuvre de chacune des stratégies
recommandées apparaît comme une condition
nécessaire, mais non suffisante, à
la réussite du programme global.
Identifier les stratégies adaptées
pour concevoir le mix-clients et le mix-investisseurs
le plus performant n´apparaît pas en définitive
comme l´obstacle le plus difficile à franchir.
En revanche, déterminer la méthode
qui permettra une mise en œuvre parfaitement
planifiée, parfaitement coordonnée,
de toutes ces stratégies simultanément,
constitue à n´en pas douter le principal
défi.

Planification centralisée
et partenariat concerté
Tous les exemples de développements
touristiques rapides observés autour de
la Méditerranée l´attestent ; le
tourisme exige trois conditions impératives
:
- un partenariat concerté
entre l´Etat et le secteur privé ;
- une planification centralisée ;
- un pouvoir politique engagé.
Le développement du tourisme
ne peut être considéré comme
relevant d´un seul département ministériel,
le Ministère du tourisme, il engage et
concerne l´ensemble d´un gouvernement :
- le Ministère des Finances
et les autorités financières en
général pour les questions de fiscalité
et de financement (accès au crédit,
taux d´intérêt, marchés financiers).
- le Ministère des Habbous, le Ministère
des Finances (direction des domaines), le Ministère
de l´Agriculture (direction des Eaux et Forêts),
le Ministère de la Pêche (domaine
maritime- pour les questions foncières
.
- les Ministères de l´Intérieur,
des Collectivités Locales et de l´Aménagement
du Territoire pour les questions de sécurité,
d´accessibilité au foncier, d´autorisations
administratives et d´aménagements des sites
touristiques ;
- les Ministères de l´Equipement, de l´Energie
et des Transport pour les questions d´infrastructures
routières , auto-routières, aéroportuaires,
portuaires et ferroviaires ;
- le Ministère de l´Education Nationale
pour les questions de formation ;
- le Ministère du commerce et de l´Industrie
pour les questions relatives aux investissements
et aux importations.
Le tourisme est donc une industrie
spécifique multi-forme qui implique une
large variétés d´autorités
et de compétences, au niveau gouvernemental,
au niveau des collectivités locales et
au niveau professionnel. Industrie planétaire
hyper-concurrentielle, industrie lourde à
forte intensité capitalistique, industrie
stratégique pour les économies nationales
aux multiples effets d´entraînement sur
les autres secteurs, le tourisme ne peut se développer
sans une coordination et une planification rigoureuse.
Le partenariat entre l´Etat et le secteur privé
constitue la pierre angulaire d´une planification
centralisée en permettant l´adhésion
de tous les acteurs à la même vision
stratégique, et par suite, une efficace
mobilisation de toutes les énergies disponibles
dans la même direction.
Vision commune et unité d´action conditionnent
en définitive le succès d´une politique
de développement touristique.

Indispensable engagement du pouvoir
politique
En conséquence de ce constat,
il est proposé d´instituer une Haute Autorité
du tourisme, chargée de planifier et de
coordonner la politique de développement
touristique dans toute sa globalité. Dotée
des pouvoirs nécessaires pour assurer le
commandement unifié d´une stratégie
offensive, la Haute Autorité regrouperait
en son sein toutes les compétences nécessaires
à la réalisation de sa mission
5- Libéralisation du
secteur aérien
L´objectif d´une stratégie
« d´Open sky » est triple :
-Permettre aux professionnels
de la commercialisation et aux compagnies régulières,
sans contraintes aucunes, sinon les contraintes
de sécurité internationalement pratiquées,
d´accéder aux pistes marocaines à
des coûts défiant la concurrence
.
-Permettre dans le même temps à la
compagnie nationale d´accéder aux pistes
européennes pour aller chercher le touriste
là où il se trouve ;
-Favoriser la création d´une compagnie
de charters marocaine.
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